Santé

Bien que le Gabon ait connu une évolution favorable de la mortalité maternelle et infantile, les femmes gabonaises restent encore vulnérables lors de l’accouchement puisque le taux de mortalité maternelle atteint 261 décès pour 100 000 naissances (les objectifs du Millénaire pour le développement de l’ONU ciblant 68/100 000). La mortalité maternelle est en partie liée à la question des avortements qui, étant illégaux et réalisés clandestinement, représentent la 2ème cause de décès maternels.

Témoignage

Santé

Le diagnostic

A titre d’exemple, le Gabon vient d’élargir l’avortement au cas de la mineure en détresse, ce qui constitue déjà une grande avancée dans la lutte contre les grossesses précoces. En effet, aller au-délà de cette réforme en intégrant une modification significative du code pénal sur la notion d’état de détresse serait une piste de réflexion.

La santé des femmes est également impactée par la forte prévalence du Sida, maladie dont le taux de prévalence est plus élevée chez les femmes que chez les hommes (écarts de l’ordre de 2x à 4x selon les tranches d’âges).

En lien avec la lutte contre cette épidémie et depuis l’autorisation de la contraception en 2000, des efforts ont été réalisés pour promouvoir les méthodes contraceptives modernesToutefois, leur utilisation reste encore très faible: seulement 1/3 des femmes utilisent un moyen de contraception.

De nombreux efforts sont réalisés sur la prévention et le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus, notamment par le Ministère de la Santé et la Fondation Sylvia Bongo Ondimba qui mènent de nombreuses actions de sensbilisation. Toutefois, les cancers féminins représentent à eux seuls ~30% des cancers et restent l’une des premières causes de décès chez les femmes au Gabon – ils ont provoqué près de 200 décès en 2018. 

Les chiffres clés

1/3

SEULEMENT 1/3 DES FEMMES UTILISENT UN MOYEN DE CONTRACEPTION.​

0 %

LES CANCERS FÉMININS REPRÉSENTENT À EUX SEULS ~30% DES CANCERS ET RESTENT L’UNE DES PREMIÈRES CAUSES DE DÉCÈS DES FEMMES AU GABON.​

Ce que dit la loi

Article 10: Le Ministère de la Santé, en collaboration avec les autres administrations compétentes, assure la prévention et la lutte contre les violences à l’égard des femmes en matières sanitaire.

Article 11: Le certificat médical délivré par les professionnels de santé, à l’occasion d’une violence faite à la femmes, est gratuit.

Article 12: En cas de viol un bilan médical peut être ordonné par l’autorité judiciaire compétente aux frais du Trésor Public.

Les recommandations majeures


– Sensibiliser les jeunes filles et les jeunes hommes à l’utilisation des méthodes de contraception modernes.

– Passage à l’échelle des dispositifs de lutte contre les cancers féminins, notamment le déploiement de bus de dépistage des cancers féminins en continu tout au long de l’année dans les villes et les zones reculées.