Accueil DIAGNOSTIC ÉDUCATION
éducation
Dans le domaine de l’éducation, l’accès à l’école est paritaire, la scolarisation des filles atteignant des niveaux élevés au niveau du primaire. Au fil des cycles, nous assistons à un décroissement des taux de scolarisation notamment lors du passage au collège où l’on constate une forte déperdition scolaire ainsi qu’un fort absentéisme pour les filles, qui s’explique en partie par la vulnérabilité des filles pour se rendre à l’école. Par ailleurs à partir du collège, la scolarité des filles est fortement affectée qui concernent ~50% des 15-19 ans.
50%
LA SCOLARITÉ DES FILLES EST
FORTEMENT AFFECTÉE PAR
LES GROSSESSESPRÉCOCES
QUI CONCERNENT ~50%
DES 15-19 ANS
50%
LES GROSSESSES PRÉCOCES ONT
UN IMPACT NÉGATIF SUR LA
SCOLARITÉ ET DONNENT LIEU
À DES REDOUBLEMENTS OU
DE L’ABANDON SCOLAIRE DES
ÉLÈVES-MÈRES DANS PLUS DE
50% DES CAS
40%
LES RELATIONS INTERGÉNÉRATION-
NELLES, CONSENTIES OU ISSUES
D’UN RAPPORT DE DOMINATION,
SONT À L’ORIGINE DE ~40% DES
GROSSESSES PRÉCOCES.

Article 6 :
L’Etat garantit à toutes les femmes sans distinction de race et de religion, la scolarisation obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans.

Article 7 :
Le Ministère en charge de l’Education Nationale assure la formation des enseignants, éducateurs, personnels d’encadrement, contre la violence et le harcèlement.

la mise en place de mesures visant à lutte contre la déscolarisation des filles en cas de grossesses précoces.
la mise en place de dispositifs destinés à favoriser la détection préventive de tout acte de harcèlement ou de violence, y compris les violences en milieu familial et déclencher l’alerte des autorités.
LE DIAGNOSTIC
Ces grossesses ont un impact négatif sur la scolarité et donnent lieu à des redoublements ou à l’abandon scolaire des élèves-mères dans plus de 50% des cas. Depuis 2004, le Gabon s’efforce de permettre aux jeunes filles de retourner à l’école après l’accouchement, cette politique progressiste vise à améliorer l’existence et le futur de ces jeunes femmes.
Compte tenu des difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes filles, le retour à l’école devrait faire l’objet d’une attention particulière.
En outre, les grossesses précoces sont également le témoin de l’importance et de la banalisation des violences sexuelles en milieu scolaire , puisque les relations intergénérationnel, consenties ou issues d’un rapport de domination, sont à l’origine de ~40% des grossesses précoces.
Bien que des dispositifs d’éducation sexuelle et de prévention des violences existent dans les collèges et lycées, au travers des programmes de l’éducation nationale et des actions de sensibilisation des ONG, ceux-ci n’ont pas encore permis d’enrayer ce phénomène.
Les actions de sensibilisation réalisées dès le primaire et de manière extrêmement ciblée constituent des pistes d’amélioration de l’enseignement des sciences sexuelles et de la reproduction.
A ce jour, force est de constater que les violences en milieu scolaire ne semblent pas faire l’objet de poursuites car il n’existe pas à proprement parler de dispositif légal préventif et répressif spécifique pour ce type de violences.
Les recommandations majeures
Accompagner les jeunes filles
enceintes et jeunes mères
pour lutter contre l’abandon scolaire.
Renforcer les dispositifs
d’éducation sexuelle en
milieu scolaire.
Newsletter